Togo : La dette publique recule à 60,2% du PIB grâce à une croissance dynamique

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Lors de la troisième session ordinaire du Conseil national du crédit (CNC), tenue jeudi 17 septembre à Lomé, les autorités togolaises ont dévoilé des indicateurs macroéconomiques encourageants. À la fin du premier semestre 2026, le poids de la dette publique dans la richesse nationale s’établissait à 60,2% du produit intérieur brut, contre 62,8% enregistrés six mois plus tôt, marquant ainsi un recul de 2,6 points de pourcentage.

Cette amélioration du ratio ne traduit pas pour autant une diminution du montant total de la dette. Selon les chiffres de la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique (DGTCP), l’encours de la dette de l’administration centrale a au contraire progressé de 3,4%, passant de 4 312,6 milliards FCFA fin décembre 2025 à 4 458,1 milliards au 30 juin 2026.

La baisse du ratio dette/PIB s’explique essentiellement par une expansion plus rapide de l’économie togolaise que de son endettement. Les calculs effectués à partir des données officielles suggèrent que le PIB nominal a augmenté d’environ 7,8% sur cette période, tandis que la dette ne croissait que de 3,4%. Fort de cette dynamique, l’exécutif table désormais sur une croissance de 6,3% pour l’année 2026, après un taux de 6,1% observé en 2025.

La composition de l’endettement public a également évolué. La part extérieure a connu une hausse, grimpant de 2 068,3 à 2 293,4 milliards FCFA, tandis que la dette intérieure diminuait de 80 milliards FCFA, s’établissant à 2 164,7 milliards contre 2 244,3 milliards précédemment. En termes d’échéances, la dette à court terme a fortement fondu, passant de 216,3 à 128 milliards FCFA, au profit de l’endettement à long terme qui atteint désormais 4 330,1 milliards FCFA.

Sur le plan budgétaire, les efforts de consolidation portent leurs fruits. Le déficit global, dons inclus, a été ramené à 0,8% du PIB à fin juin 2026, contre 2,4% un an plus tôt, selon les données du ministère des Finances et du Budget.

Un rebasage des comptes nationaux, prévu d’ici la fin de l’année 2026, pourrait modifier à la baisse le ratio dette/PIB. Cette opération vise à actualiser la mesure de la taille et de la structure de l’économie togolaise. Une révision à la hausse du PIB nominal réduirait mécaniquement le ratio, sans pour autant changer le montant réel de la dette à rembourser.

Lors des échanges avec les professionnels du crédit, le ministre des Finances et du Budget a souligné l’importance du financement de l’économie réelle. Les crédits octroyés au secteur agricole ont atteint 15,4 milliards FCFA au premier semestre, contre 8,4 milliards un an plus tôt, soit une progression de 83,3%. L’objectif est désormais d’étendre ce financement à d’autres filières ainsi qu’aux très petites, petites et moyennes entreprises (TPME).

Yves D.

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