Fort du succès de l’Offensive agropastorale 2023-2025, qui a permis au Burkina Faso d’atteindre un taux de couverture des besoins céréaliers de 124 % avec une production record de plus de 7 millions de tonnes, le gouvernement a lancé une nouvelle phase encore plus ambitieuse pour la période 2026-2028.
Dotée d’un budget de 839,99 milliards de FCFA, entièrement financé sur les ressources propres de l’État, cette nouvelle offensive élargit son périmètre pour intégrer désormais l’hydraulique et l’amélioration du cadre de vie. Cette approche holistique vise à créer un environnement durable pour les activités productives, en garantissant un meilleur accès à l’eau potable et en renforçant les infrastructures rurales.
L’ambition affichée est à la hauteur des moyens engagés : augmenter de 40 % la production céréalière, maintenir structurellement le taux de couverture des besoins au-dessus de 120 %, et surtout créer 125 000 emplois dans le secteur agropastoral. L’emploi rural est au cœur de cette stratégie d’endogénéisation du développement, ciblant prioritairement les jeunes, les femmes, les personnes déplacées internes et les Volontaires pour la défense de la patrie.
La nouvelle offensive cible huit filières prioritaires riz, lait, soja, sésame, arachide, blé, manioc et karité – tout en consolidant les acquis sur le maïs, la pomme de terre ou la volaille, et en promouvant des filières émergentes comme la banane plantain, le tournesol ou le cacao. Cette diversification vise à réduire la dépendance extérieure sur plusieurs produits et à renforcer la transformation locale des matières premières.
L’opérationnalisation de cette nouvelle phase, qui s’inscrit dans le cadre du Plan RELANCE 2026-2030, constitue un signal fort de la volonté des autorités de faire du secteur agro-sylvo-pastoral un pilier de l’indépendance économique du pays. Elle confirme également que la souveraineté alimentaire, en créant des emplois durables en milieu rural, est un levier essentiel pour un développement inclusif et une résilience accrue face aux défis climatiques et sécuritaires.
Emile Y.
