Tchad : Une stratégie nationale pour mettre de l’ordre dans la gestion des données

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Le Tchad entend combler son retard en matière de gouvernance des données. Fragmentation des systèmes, échanges limités entre plateformes et impératifs de sécurisation : autant de maux que la nouvelle stratégie nationale, dont l’horizon s’étend jusqu’en 2030, ambitionne de corriger. Plusieurs secteurs économiques et sociaux sont directement concernés par cette refonte.

Le mercredi 7 octobre à N’Djamena, le ministre des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation de l’Administration, Haliki Choua Mahamat, a présidé l’ouverture d’un atelier dédié à la validation de ce document, préalable à son adoption.

Les travaux préparatoires ont révélé une série de faiblesses. Les systèmes d’information demeurent morcelés, tandis que les dispositifs permettant aux administrations et aux différentes plateformes de s’échanger des données restent embryonnaires. Le diagnostic pointe également des lacunes en matière de clarification des responsabilités, de qualité et de classification des données, de cybersécurité et de compétences nationales.

Pour y remédier, la stratégie s’articule autour de sept axes. Ceux-ci embrassent la gouvernance institutionnelle, le cadre juridique, la qualité et l’interopérabilité des données, les infrastructures, leur partage et leur accessibilité, ainsi que leur sécurité et la protection des données personnelles. Un volet est par ailleurs réservé aux compétences, à la culture des données, à l’économie des données et à l’innovation.

La feuille de route s’étale jusqu’en 2030 et au-delà, avec plusieurs priorités identifiées : le guichet numérique unique, la santé, l’éducation, les mines et le pétrole, l’agriculture, l’élevage, la pêche, les télécommunications et les services numériques. Dans ces domaines, le cadre envisagé doit permettre de mieux organiser les informations produites par les différentes institutions et d’en faciliter l’exploitation dans les politiques publiques comme dans les activités économiques.

Cette initiative s’inscrit dans le sillage de la stratégie continentale sur les données adoptée par l’Union africaine en 2022. Son élaboration est soutenue par la Commission de l’Union africaine, l’AUDA-NEPAD et la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique.

Tayyir B.

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