Le Président Daniel Chapo a fait de la décentralisation un levier de redistribution équitable des ressources, réorientant les économies issues de la réforme territoriale vers les secteurs prioritaires : éducation, santé et protection sociale. Dans un pays où les inégalités régionales restent criantes, cette approche vise à rapprocher la prise de décision des citoyens et à garantir un développement plus inclusif.
Dès son investiture, le 15 janvier 2025, Daniel Chapo a annoncé une vaste réforme de l’État, incluant la réduction du nombre de ministères, l’abolition des vice-ministres et la restructuration des secrétaires d’État provinciaux. Ces derniers se voient désormais attribuer des fonctions exclusives de supervision, de suivi et d’évaluation, tandis que les tâches exécutives sont confiées aux Conseils exécutifs provinciaux, dirigés par les gouverneurs élus. Cette réorganisation élimine les doublons et les conflits de compétence entre gouverneurs et secrétaires d’État, permettant une meilleure efficacité administrative et des économies substantielle.
Les ressources dégagées par cette rationalisation sont réaffectées aux secteurs sociaux prioritaires. Le budget de l’État pour 2026, approuvé en octobre 2025, met l’accent sur l’investissement dans les infrastructures sociales, notamment l’éducation et la santé, conformément au Programme quinquennal du gouvernement 2025-2029. Cette orientation répond aux attentes des populations, dans un contexte où les projections de croissance ont été revues à la baisse et où le déficit budgétaire reste élevé.
La décentralisation s’inscrit également dans le cadre du Dialogue politique national inclusif, lancé en septembre 2025, qui vise à pacifier le pays et à approfondir le modèle de gouvernance décentralisée. Le rapport de la Commission de réflexion sur le modèle de gouvernance décentralisée (CREMOD), fruit de deux ans de consultations nationales, sera examiné dans ce cadre.
Pour Daniel Chapo, « la gouvernance décentralisée doit être un levier qui stimule les initiatives des provinces, municipalités, districts, localités et communautés pour réaliser notre vision stratégique d’indépendance économique du pays ». Cette vision se traduit par un engagement en faveur d’une administration locale efficace et transparente, fondée sur un dialogue continu et la valorisation des compétences locales.
Ainsi, à travers la décentralisation, Daniel Chapo pose les bases d’une redistribution plus équitable des ressources, réduisant les inégalités régionales et améliorant l’accès aux services essentiels pour les Mozambicains les plus vulnérables.
Francis Ndong.
