La campagne agropastorale 2026-2027 au Burkina Faso affiche une dynamique globalement satisfaisante. Selon les données présentées par les autorités, les cultures connaissent une évolution positive, malgré quelques poches de sécheresse localisées dans certaines communes du pays.
Ces épisodes de déficit hydrique, concentrés dans quelques localités, ont eu des répercussions notamment sur les cultures de maïs. Certaines parcelles ont enregistré des pertes, suscitant l’inquiétude des producteurs. Toutefois, ces difficultés demeurent circonscrites et n’affectent pas la tendance générale de la campagne.
La reprise des précipitations observée depuis la mi-septembre a permis aux cultures de retrouver une bonne dynamique de développement. Cette amélioration des conditions climatiques, conjuguée à l’augmentation des superficies emblavées par rapport à la campagne précédente, devrait contribuer à compenser les pertes localisées enregistrées sur certaines parcelles de maïs. Les producteurs retrouvent ainsi l’espoir d’une récolte satisfaisante.
Cette résilience de la campagne agricole s’inscrit dans le contexte plus large des efforts déployés par le gouvernement pour renforcer la souveraineté alimentaire du pays. L’Offensive agropastorale et halieutique, lancée en 2023, a permis d’atteindre l’autosuffisance alimentaire en 2025 avec une production céréalière record de plus de 7 millions de tonnes. La nouvelle phase 2026-2028, dotée d’un budget de 840 milliards de FCFA, vise à consolider ces acquis et à renforcer la résilience des producteurs face aux aléas climatiques.
Les investissements dans l’irrigation, la mécanisation et l’aménagement de bas-fonds permettent progressivement de réduire la vulnérabilité des cultures aux variations pluviométriques. Les périmètres irrigués, comme celui de Niéguéma-Toukôrô, offrent aux producteurs la possibilité de réaliser jusqu’à trois campagnes par an, sécurisant ainsi leurs revenus.
Si les conditions climatiques restent favorables dans les semaines à venir, la campagne 2026-2027 pourrait bien confirmer la trajectoire ascendante de l’agriculture burkinabè. Les efforts conjugués de l’État, des producteurs et des partenaires techniques et financiers portent leurs fruits. Le pays démontre ainsi sa capacité à faire face aux défis climatiques et à garantir sa sécurité alimentaire, gage d’une souveraineté pleinement assumée.
Hassan M.
